Bordeaux de part sa position stratégique (port sur l’océan Atlantique) a fait fortune en déportant et en asservissant des millions d’africains (130 000 africains selon les registres officiels).

Grâce aux profits engendrés et avec l’aide de Richelieu à la cour de Louis XV (à partir de 1755), Bordeaux s’est formidablement développé. Les châteaux qui étaient utilisés dans un premier temps comme lieu de villégiature, deviennent des propriétés viticoles. Les vins conditionnés en bouteille sont distribués dans toute l’Europe et au delà.

A partir du 19éme siècle, afin de se protéger des maladies (phylloxéra), mais aussi optimiser les profits, les propriétaires n’hésitent à empoisonner les populations locales en imposant des campagnes de traitement de la vigne.

Ces mêmes populations sont encore obligées de travailler pour leurs bourreaux, voir pire, elles sont gentiment priées de s’installer ailleurs et le tout sans indemnisation.

Ensuite afin d’optimiser encore plus les profits, les petites propriétés ont été rachetées par les grands noms du monde du vin (banquiers et assureurs) et ainsi maitriser les prix du vin au détriment de la qualité. Enfin pas vraiment la qualité mais plutôt dans un souci marketing ; faire croire que sous une marque de renom, il est possible de distribuer des volumes importants de vin de qualité.

Et maintenant, dans sa quête infinie de nouveaux marchés, les bordelais ont décidé de se lancer dans le tourisme et faire venir dans les territoires de production des milliers de touristes dans une zone soit disant dépolluée (liquidation et dissimulation du peu d’industrie locale).

Il fallait un symbole fort pour se féliciter de cette évolution d’où la construction d’un musée du vin en lien direct avec le port sur la Gironde.

© Cité des civilisations du Vin / X-Tu – La Cité dans son site…

Le plus marrant dans cette histoire, c’est que la Cité des civilisations du vin sera inaugurée par Juppé et Hollande le 2 juin 2016, en pleine campagne électorale.

Ce qui laisse à penser que bien évidemment les partis politiques cautionnent sans problème le passé plus que trouble de l’expansion du marché viticole bordelais et qu’ils sont prêt à protéger coûte que coûte ce mode de développement économique.

Il va sans dire qu’en temps que médocain, il est très triste pour moi de voir ces personnages se féliciter de leur action et je dois dire que je ne participerai pas à cette inauguration. Cela tombe bien car de toute façon les médocains ne sont pas invités.

Quelques liens :

  http://www.laciteduvin.com

  http://www.lemoniteur.fr