Il est difficile d’envisager une continuité politique viable et garder une sorte de main mise sur le destin des hommes sans un compromis pourtant nécessaire.
Autrement dit, il est impossible de tenir une position stable et pertinente le cul entre deux chaises.
Profiter du système à l’extrême et assoir un pouvoir fragile n’est absolument pas un gage sur l’avenir.
Hitler dans son temps avait été élu démocratiquement rétorquent-ils pour se justifier.
Ils veulent gouverner le monde entier mais ils constatent aujourd’hui qu’ils sont cantonnés à un petit hémisphère dont le méridien passe par Greenwich et constatent jour après jour que leur influence se réduit drastiquement.
En France, ils n’arrivent plus à gouverner sans imposer systématiquement des 49.3 et montrent ainsi leur volonté de devenir juge et partie.
Le chantage ainsi engendré n’aide pas à la négociation et ils se voient forcés d’inventer des fadaises et autres controverses dans l’espoir de faire durer leur suprématie.
Le problème vient du fait qu’ils ont préférer sucer la moelle vitale des gens et des sociétés légitimes pour restaurer un ordre séculaire inadapté à la vie d’hommes et de femmes émancipés par notre histoire contemporaine.
Ils savent qu’ils représentent un passé révolu et enragent de voir que leur « travail » de plus de 80 ans ne peut que déboucher sur une guerre qu’ils savent perdue d’avance.
C’est un peu comme la cigale et la fourmi d’Ésope.
Par une belle journée d’hiver,
Une Cigale rencontra une Fourmi,
Qui faisait sécher des grains au soleil.
« S’il te plaît, ma bonne Fourmi,
Aie pitié de moi, dit la Cigale,
Et donne-moi quelque chose à manger.
Je n’ai rien pris depuis longtemps. »
« Et comment en es-tu arrivé là ?, demanda la
Fourmi. Qu’as-tu donc fait tout l’été ? »
« Cet été, répondit la Cigale,
Avec la fierté de l’artiste dans la voix,
J’ai chanté continuellement. »
« Fort bien, lui rétorqua la Fourmi,
Alors cet hiver tu vas danser. »
Le déterminisme actuellement imposé ne sert qu’à remettre à plus tard une évidence essentielle, en rejetant la faute sur les personnes injustement flouées par leur désir irrépressible de puissance.
